Après quarante-huit heures de quasi-silence, Raphaël Glucksmann a pris la parole, lundi 19 octobre. Présent au rassemblement devant l’Hôtel de ville de Paris, à l’appel du maire socialiste, Emmanuel Grégoire, après les violences qui ont émaillé la mobilisation sociale du 17 octobre, le coprésident de Place publique s’est livré à un jeu d’équilibriste pour condamner fermement les exactions des pilleurs et des casseurs, tout en soulignant la nécessité de répondre aux revendications des manifestants.
La famille sociale-démocrate, représentée par le candidat à la présidentielle de 2027, peine à être entendue au milieu des passes d’armes entre La France insoumise (LFI) et le camp présidentiel. Soucieux de ne pas être associé aux critiques visant LFI, et dans la lignée de son discours de rupture totale avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann a d’abord appelé à une « réponse ferme » de l’Etat face aux « mouvements ultraviolents et [aux] pillards qui s’attaquent aux symboles de l’Etat, aux services publics et aux commerçants ».
L’eurodéputé a approuvé les couvre-feux partiels annoncés dans plusieurs villes comme à Paris, à Lyon, à Lille ou à Nice. « Tout ce qui permettra le retour à l’ordre civil, si c’est limité et si ça correspond à la Constitution, est le bienvenu. Il faut qu’on revienne à un Etat normal », a-t-il assumé. A gauche, ce discours iconoclaste a été pris avec froideur. « Il estime que si la gauche n’est pas capable d’écouter le besoin rapide de paix publique venant de nos concitoyens, elle sera disqualifiée », explique l’eurodéputé socialiste François Kalfon.
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