Au lendemain d’un week-end de violences dans les plus grandes villes de France, et faute d’annonce substantielle de la part d’Emmanuel Macron, lors de son allocution dimanche soir, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a tenté de convaincre que « l’Etat tient (…) quand c’est difficile ». Le chef du gouvernement a ainsi annoncé, à l’issue d’une cellule interministérielle de crise place Beauvau, lundi 19 octobre, la mise en place, le soir même, de couvre-feux « localisés » et « partiels » pour protéger les commerces des pillages et des destructions.
« Il est hors de question de laisser s’installer le bordel », a-t-il prévenu, soulignant que celui-ci est « très localisé sur des centres urbains ». Il ne s’agit pas pour autant « de mettre tout Paris sous couvre-feu, ça n’a pas de sens », a tempéré le premier ministre, Matignon précisant que ces interdictions de circuler ne concerneraient, selon les endroits, que les mineurs.
En fin de journée, des couvre-feux ont été annoncés, notamment à Paris, Lyon, Lille, Bordeaux et Nice. Des décisions prises localement par le « couple » maire-préfet, et critiquées par la secrétaire nationale des écologistes, Marine Tondelier. « Un couvre-feu ne peut être une réponse politique à une crise sociale », a-t-elle commenté, évoquant les « conséquences lourdes » de telles « mesures d’exception ».
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