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Nouvelle-Calédonie : les divisions font le jeu de la droite dure pour les élections provinciales

Nouvelle-Calédonie : les divisions font le jeu de la droite dure pour les élections provinciales

Comme en 2019, où elle avait écrasé la concurrence en remportant haut la main la province Sud, Sonia Backès, la cheffe de file du camp loyaliste, a réussi à fédérer l’ensemble de la droite radicale derrière elle en vue des élections provinciales du 28 juin. Il y a quelques semaines pourtant, et après des élections municipales où chacun était parti de son côté, l’ambiance s’était brusquement tendue avec le Rassemblement-Les Républicains, le parti non-indépendantiste historique. Son président, Alcide Ponga, également à la tête du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, avait publiquement demandé que leur liste d’union ne soit pas confiée à la présidente sortante de la province Sud, jugée trop clivante.

Depuis, les couteaux ont été rangés et c’est main dans la main que les deux partenaires ont annoncé, mardi 26 mai, la candidature de Sonia Backès sur la ligne qui lui a réussi jusqu’alors : « Nous voulons une Calédonie du mérite par le travail et de l’ordre par l’autorité », a-t-elle lancé dans sa déclaration de candidature. « Nous avons la responsabilité historique de ne pas laisser la province Sud à ceux qui ont tout brûlé et à ceux qui ont laissé faire », a-t-elle poursuivi. Une critique destinée aux indépendantistes, accusés par Sonia Backès d’avoir fomenté les violences qui ont fait 15 morts et des milliards d’euros de dégâts en 2024, mais aussi aux mouvements qui refusent la bipolarisation grandissante de la société néo-calédonienne.

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