Culture

Dans son premier long-métrage, « The Plague », Charlie Polinger montre l’adolescence dans ce qu’elle a de plus sombre

Dans son premier long-métrage, « The Plague », Charlie Polinger montre l’adolescence dans ce qu’elle a de plus sombre

L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER

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Avec son premier long-métrage, The Plague, Charlie Polinger a fait sensation, en septembre 2025, lors du Festival du cinéma américain de Deauville (Calvados). Le réalisateur américain est reparti avec le Grand Prix du jury et le Prix de la critique. Un triomphe mérité pour ce film dérangeant à la mise en scène impressionnante qui ramène le spectateur à l’été 2003, dans un camp d’été où de jeunes adolescents pratiquent le water-polo.

On y suit les premiers pas de Ben (Everett Blunck), un nouvel arrivant qui découvre le fonctionnement du lieu et les dynamiques qui agissent entre les jeunes garçons. Un des adolescents, plein de bagout et de malice, Jake (Kayo Martin), semble s’imposer comme le leader d’une bande, qui ostracise un des enfants du camp, Eli (Kenny Rasmussen). Rejeté, moqué, ce dernier se retrouve systématiquement seul à sa table. Pire, les autres adolescents colportent une rumeur à son encontre. Eli serait porteur de la peste (plague en anglais), maladie contagieuse par simple contact, entraînant dysfonctionnements corporels (plaies sur la peau) et troubles fonctionnels.

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