La question provoque un long silence dans la salle. « Vous avez un candidat à la présidentielle face à vous, qu’est-ce qu’il pourrait faire pour changer vos vies ? », lance le maire (Parti socialiste, PS) d’Amiens, Frédéric Fauvet, aux côtés de Raphaël Glucksmann, en déplacement dans la Somme, vendredi 23 octobre. La vingtaine de jeunes de la mission locale, entourée par autant de journalistes, reste mutique. Et puis une jeune femme se lance et parle d’un avenir bouché, des difficultés à trouver un emploi, des CV déposés qui restent sans réponse. Un autre embraye : « Franchement, quel est votre projet pour la jeunesse ? », demande un Amiénois de 20 ans en recherche d’emploi, reprochant aux politiques de « ne pas respecter » leurs promesses de campagne.
Raphaël Glucksmann ne peut qu’acquiescer à ce constat amer partagé par ces jeunes entre 16 et 25 ans. Pour convaincre qu’il n’est pas du côté de ceux qui « méprisent la jeunesse », le coprésident de Place publique parle de « nouveau contrat générationnel », de « révolution écologique », d’un service civique universel pour faire des jeunes « l’avant-garde de la citoyenneté française ». Sans pour autant donner l’impression de provoquer l’adhésion de la salle. « Ne désespérez pas de la politique, sinon d’autres décideront pour vous », conclut le candidat à la présidentielle.
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