Politique

Après les manifestations du 24 octobre, l’exécutif confronté à la perspective d’un long automne social

Après les manifestations du 24 octobre, l’exécutif confronté à la perspective d’un long automne social

Pour l’exécutif, le pire n’a pas eu lieu. Au lendemain de la journée de mobilisation du 24 octobre, le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, et la plupart de ses ministres ont observé un silence précautionneux. Beaucoup ont préféré – à l’exception du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez – ne pas réagir à l’affluence massive des Français dans la rue, malgré le froid et la pluie.

A travers tout l’Hexagone, ce sont 410 000 personnes dont 110 000 à Paris, selon les chiffres du ministère de l’intérieur (800 000 selon le décompte de la CGT) qui se sont rassemblées pour protester contre la vie chère, contre la dégradation des services publics ou encore pour dénoncer les restrictions inédites du droit à manifester édictées par Emmanuel Macron dès jeudi 22 octobre.

Dimanche soir, le chef de l’Etat a, de nouveau, préempté la voix du gouvernement, afin de remercier les forces de l’ordre. « Grâce à elles et malgré un contexte difficile, l’Etat a été au rendez-vous de ses missions » s’est félicité, sur X, le président de la République, sans faire aucune mention des manifestations et de leur ampleur similaire à celle du week-end précédent.

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