Les dés sont jetés, les livres se referment, les applications d’investissement se taisent : l’entrée en Bourse de la mégaraffinerie du groupe Dangote à Lekki, près de la capitale économique nigériane Lagos, s’achève le 27 octobre. Une échéance qui a été repoussée de deux semaines, et qui vient clore un mois et demi d’une agitation inédite. Avec une levée de fonds estimée à au moins 1,6 milliard de dollars (environ 1,4 milliard d’euros), pour environ 4 milliards d’actions qui totalisent seulement quelque 3 % du capital, il s’agit de la plus grosse opération boursière jamais réalisée entre la Méditerannée et le cap de Bonne-Espérance, loin devant les grands opérateurs des télécoms ou de la grande distribution.
La valorisation totale de l’infrastructure devrait atteindre selon le groupe 50 milliards de dollars à l’issue de l’opération. « La demande est là, une demande énorme, affirmait fin septembre Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique, dont l’empire s’étend à travers le continent du ciment à l’agroalimentaire en passant, donc, par le raffinage de carburants. En fait, je ne connaissais pas la profondeur de nos marchés de capitaux jusqu’à maintenant, sincèrement, parce que nous ne l’avions jamais testée. »
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