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Après l’attaque meurtrière de Trappes, qualifiée de « raciste » par Emmanuel Macron, les mystères des motivations de Kevin T., le tireur présumé

Après l’attaque meurtrière de Trappes, qualifiée de « raciste » par Emmanuel Macron, les mystères des motivations de Kevin T., le tireur présumé

« C’est un tournant parce que c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau. » En déplacement à Trappes (Yvelines) dans la soirée du vendredi 23 octobre, le président de la République, Emmanuel Macron, a dénoncé « un attentat terroriste raciste » pour qualifier la tuerie qui a coûté la vie à un homme de 26 ans et fait cinq blessés graves, dont une enfant de 12 ans, plus tôt dans la matinée. En écho, la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a condamné, sur le réseau social X, « un acte criminel de nature terroriste aggravé par le mobile abject du racisme ».

Si les responsables politiques de tous bords parlent d’une même voix, les motivations de l’auteur de cette séquence meurtrière restent bien nébuleuses. Il est environ 10 heures du matin, vendredi, lorsqu’un homme ouvre le feu depuis une Renault Clio grise avec un pistolet-mitrailleur de type Sten, au niveau du 34, avenue Hector-Berlioz, à Trappes, en visant un véhicule à bord duquel se trouvent une mère et sa fille. Il roule ensuite plus d’un kilomètre en direction d’une « maison de santé », où il tire en rafale sur la façade de cet établissement médical, sans faire de blessés. Il repart en sens inverse, prend la direction du square Louis-Pergaud et tue sa première victime ; Pengo B.-W., 26 ans, ne se relève pas.

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