Un peu partout en Francce, des rassemblements se sont tenus, lundi 19 octobre, à l’appel de l’Association des maires de France (AMF). Objectif : être solidaire de la vingtaine de villes qui ont connu, samedi, des violences et des pillages. « Ces attaques graves portées contre les institutions démocratiques constituent un vrai risque pour toute la nation », mettait en garde l’AMF, dimanche.
Certes, tous les maires ne l’ont pas fait. A Cachan (Val-de-Marne), par exemple, ville où la tension a été forte, on y a renoncé. La maire socialiste Hélène de Comarmond a jugé qu’elle ne pourrait pas « assurer la sécurité des participants ». A Bagnolet (Seine-Saint-Denis), le maire écologiste Edouard Denouel s’y est refusé, considérant, selon son entourage, que « le mot d’ordre ne correspond pas à la réalité de la situation », sans vouloir en dire davantage.
A Paris, en revanche, les rassemblements se sont tenus devant les mairies d’arrondissement ainsi que sur le parvis de l’Hôtel de ville. Aux côtés de plusieurs de ses adjoints et de quelques parlementaires, le maire socialiste de la capitale, Emmanuel Grégoire, a tenu un bref discours visant à « montrer que l’attachement à l’Etat de droit, à la démocratie et à la primauté du dialogue sur la violence doit être protégé en République ».
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