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A Lyon, la manifestation interdite et étouffée par le gaz lacrymogène

A Lyon, la manifestation interdite et étouffée par le gaz lacrymogène

Lycéens, parents, étudiants, syndicalistes, salariés, activistes, une foule diverse et joyeuse s’est rassemblée en début d’après-midi, place Jean-Macé, à Lyon (7e). Plus de 10 000 personnes ont convergé vers ce secteur pressenti par les syndicats, pour une manifestation finalement interdite, sur décision préfectorale, confirmée par le tribunal administratif. Une affluence massive, inattendue, tant le dispositif policier était annoncé intraitable, après les scènes de pillages, marquées par l’incendie de l’office du tourisme, qui avaient éclaté samedi 17 octobre, place Bellecour, au cœur de Lyon.

« Les interdictions de manifester sont honteuses. Nous ne sommes pas responsables des violences, nous allons suivre ce qui se passe », annonce Frédéric Volle, membre du bureau de l’union départementale FO. « Bien sûr nous avons peur, mais si nous ne venons pas, ils ont gagné » affirment Alice et Nina, 25 ans, étudiantes à l’université Lyon-II. « Je viens pour soutenir les lycéens et dénoncer la vie chère », dit aussi Agnès, 54 ans, accompagnée de sa fille lycéenne. Les pancartes rivalisent d’humour et de messages politiques. Ici : « Je suis d’accord avec toutes les autres pancartes. » Là, brandie par une étudiante en médecine : « Née des barricades, trahie par l’Etat. »

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