Les Ukrainiens ont connu une nuit éprouvante, entre samedi 23 et dimanche 24 mai. Le pays a été ciblé par d’intenses bombardements russes. Au moins quatre personnes ont été tuées et plus de cent blessées dans des attaques qui ont particulièrement touché la capitale. Kiev et Moscou ont fait état de l’utilisation par la Russie de son missile balistique Orechnik, de portée intermédiaire et capable de transporter des ogives nucléaires. C’est la troisième fois que Moscou l’utilise contre l’Ukraine – jusqu’à présent sans ogives nucléaires – depuis le début de l’invasion à grande échelle en février 2022. La Russie a déployé ce missile en 2025 en Biélorussie, pays allié de Moscou et frontalier de trois Etats membres de l’Alliance atlantique et de l’Union européenne (UE) – la Pologne, la Lituanie et la Lettonie – ainsi que de l’Ukraine.
Le président français, Emmanuel Macron, a condamné la « fuite en avant » de Moscou. Lors d’un rare échange dimanche par téléphone son homologue biélorusse, Alexandre Loukachenko, il a exhorté ce dernier à ne pas laisser son pays être « entraîné » dans la guerre en Ukraine, selon l’entourage du chef de l’Etat français. Emmanuel Macron « a souligné les risques qu’il y avait pour la Biélorussie à se laisser entraîner dans la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, selon cette source. Il a aussi engagé Alexandre Loukachenko à faire les gestes nécessaires pour améliorer les relations entre la Biélorussie et l’Europe ».
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