Depuis le début du Tour de France, la même scène se répète, inlassablement. Chaque fois que Paul Seixas, 19 ans, pose le pied hors du bus de son équipe, Decathlon CMA CGM, il est assailli par une foule de supporteurs qui rêvent d’obtenir son autographe. Le coureur a moult occasions de travailler son coup de stylo. Ce devrait être une nouvelle fois le cas, mardi 21 juillet, avant et après le contre-la-montre de la seizième étape, entre Evian-les-Bains et Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie.
Il y a encore quelques années, le Lyonnais de naissance signait d’un simple « Paul » le mur des champions du Vélo Club Villefranche Beaujolais (VCVB), après son premier succès chez les Loups. C’est dans cette équipe de Villefranche-sur-Saône (Rhône) que Paul Seixas a fait ses armes, de 2021 à 2023, et a enchaîné les victoires. « Même quand il ne gagnait pas, il était toujours dans le match, sur le podium », se remémore Tom Lambert Wetzel, 21 ans, qui l’a côtoyé au sein de la « meute ».
Arrivé au club après le déménagement de ses parents à Anse (Rhône), il n’a pas tardé à prendre ses marques. « Dès les premières sorties, les entraîneurs me disaient “Il est costaud le petit qui vient d’arriver” », raconte Anthony Barle, le manageur général. « Trois Poumons », comme il était surnommé, avait déjà son propre style. « Les autres gamins faisaient les cons à mort. Lui était calme, tranquille. En revanche, il les défonçait dès qu’il allait à l’entraînement », déclare en souriant celui qui a gardé de Paul Seixas l’image d’un adolescent assis sur les banquettes rouges du club, attendant patiemment le début des séances.
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