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Santé : un nouvel « Observatoire » pour traquer la désinformation qui suscite des réserves

Santé : un nouvel « Observatoire » pour traquer la désinformation qui suscite des réserves

Abandon de traitements, achat de produits dangereux, refus vaccinal, modification de l’alimentation, défiance à l’égard du monde médical… La ministre de la santé, Stéphanie Rist, n’a pas manqué d’exemples pour légitimer l’installation, mercredi 21 octobre, avenue de Ségur, d’un « Observatoire de la désinformation en santé ».

Chargé d’identifier les fausses informations, de les documenter et d’y répondre, avec « la science pour boussole », selon l’élément de langage martelé devant la presse, le dispositif avait déjà été promis par l’un de ses prédécesseurs, Yannick Neuder, avant d’être intégré dans une « stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé » annoncée par Stéphanie Rist en janvier.

« Mésinformation, désinformation, infodémie : tout ce qui brouille durablement la capacité à réaliser des choix libres et éclairés devient un risque sanitaire », a fait valoir la ministre de la santé. A ses côtés, les « pilotes » du nouvel Observatoire – dont Lise Alter, directrice générale de la recherche, de l’innovation et du numérique en santé, et Grégory Emery, directeur général de la santé – ont défendu l’orientation, en détaillant le fonctionnement du dispositif d’infovigilance et les outils de sensibilisation sur lesquels il pourra s’adosser. A commencer par une chaîne TikTok, « Le Check-up », support de courtes vidéos faisant intervenir des infectiologues, médecins de santé publique, gynécologues et autres experts pour déconstruire les fausses informations.

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