Ces jours-ci, deux types de visiteurs très différents se croisent au Musée national des arts-asiatiques Guimet, à Paris. Il y a ceux qui montent au deuxième étage pour parcourir, au son de tubes de K-pop, l’exposition « K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d’un phénomène », qui réunit estampes de belles femmes, robes vaporeuses, flacons d’onguents précieux, poudriers en laque… Et ceux qui se dirigent vers le sous-sol de l’établissement à la découverte de « Silla : l’or et le sacré ». Dans une ambiance tamisée et au son d’un gong, l’exposition met en lumière l’une des civilisations les plus brillantes de l’Asie de l’Est. Les deux événements s’inscrivent dans l’ensemble de manifestations organisées à l’occasion du 140e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée.
Si un engouement pour la culture coréenne se manifeste en France, où les groupes de K-pop, les séries et les films signés d’artistes coréens connaissent un vif succès, peu de monde serait capable de situer géographiquement et dans le temps le royaume du Silla. Dès l’entrée de l’exposition, cartes et chronologies posent les jalons nécessaires pour partir à la découverte d’un royaume qui s’est développé dans le sud-est de la péninsule de 57 avant J.-C. à 935 après J.-C., étendant progressivement son autorité à tout le territoire.
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