Politique

Le 17 octobre, une onde de choc chez les préfets aussi : « “C’est les ténèbres” qu’ils disaient… En effet, nous y sommes »

Le 17 octobre, une onde de choc chez les préfets aussi : « “C’est les ténèbres” qu’ils disaient… En effet, nous y sommes »

« Bismillah, c’est les ténèbres. » Apparu lors de la mobilisation des lycéens, le slogan s’est depuis imposé au cœur du mouvement social au point d’être devenu le marqueur d’un climat de tensions croissantes. « “C’est les ténèbres” qu’ils disaient… En effet, nous y sommes », a lui-même estimé le préfet de la Seine-Saint-Denis, Julien Charles, dans un message publié sur les réseaux sociaux après les nombreux débordements intervenus lors des manifestations, samedi 17 octobre. Un post accompagné d’une photographie de la statue de Marianne renversée au sol dans les locaux de la mairie de Marseille.

La scène, comme les autres images de ce week-end chaotique, a en effet marqué les esprits bien au-delà de la société civile et du personnel politique. Et jusqu’au sein, donc, de la préfectorale. En la relayant, le préfet francilien ne s’est pas pour autant contenté de commenter et dénoncer les multiples casses et pillages, dégradations de bâtiments publics et autres violences urbaines. Il a aussi et surtout donné à voir le trouble que ces événements ont aussi provoqué dans les arcanes de la haute fonction publique et chez ceux qui sont responsables de la sécurité dans les départements.

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