Claire Hédon arrive, mardi 21 juillet, au dernier jour de son mandat à la tête du Défenseur des droits. L’amende forfaitaire délictuelle (AFD) a constitué un fil rouge de ses six ans à diriger cette autorité administrative indépendante. Outre de nombreuses décisions rendues dans des dossiers de réclamation individuels, elle a pu réitérer, à travers différents avis, ses critiques et son opposition à ce dispositif qui devrait être élargi par la loi Ripost, dont le vote solennel doit se tenir le 21 juillet.
Vous êtes arrivée à la tête du Défenseur des droits en 2020, au début de la montée en puissance des AFD. Comment avez-vous vu évoluer ce dispositif ?
Le dispositif me précède, puisqu’il a été créé en 2016, d’abord pour deux délits routiers avant d’être effectivement étendu à la consommation de stupéfiants en 2019. Depuis, ça n’a cessé de s’étendre, et c’est encore ce que propose la loi Ripost.
Il vous reste 82.87% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.