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Affaire Jubillar : le procès en appel de Cédric Jubillar prévu en septembre est renvoyé au premier semestre 2027

Affaire Jubillar : le procès en appel de Cédric Jubillar prévu en septembre est renvoyé au premier semestre 2027

La présidente de la cour d’assises de la Haute-Garonne a ordonné, mardi 21 juillet, le renvoi du procès en appel de Cédric Jubillar, pour le meurtre de son épouse, Delphine Aussaguel, qui « devrait pouvoir se tenir au cours du premier semestre 2027 », alors qu’il était prévu que l’audience s’ouvre le 21 septembre 2026, a fait savoir la cour d’appel de Toulouse dans un communiqué.

A l’issue d’une réunion au palais de justice de Toulouse avec l’ensemble des parties, « la présidente a décidé, compte tenu des délais nécessaires à la réalisation des actes restant à entreprendre, au déroulement serein de l’enquête et au respect du contradictoire, d’ordonner le renvoi de l’audience », est-il précisé.

Les récents aveux de Cédric Jubillar sur son implication dans la mort de sa femme, Delphine Aussaguel, à la fin 2020 dans le Tarn, ont permis la semaine dernière de retrouver des ossements relançant ainsi le débat sur la date de son procès.

Pour les avocats de la défense, Pierre et Guy Debuisson, le procès ne pouvait pas se tenir dans les délais prévus, estimant que nombre d’actes d’enquête doivent se dérouler avant un nouveau procès. Pierre Debuisson avait déclaré à l’Agence France-Presse qu’il ne pensait pas pour autant formuler une demande de renvoi, le report étant pour lui « une évidence ». Les avocats des deux enfants du couple Jubillar, Malika Chamani et Laurent Boguet, ont fait part du fait qu’ils ne s’opposeraient pas à un renvoi des quatre semaines d’audience, afin de permettre « le travail d’investigation » nécessaire.

Cinq ans et demi de dénégation

Après son audition le 15 juillet par la présidente de la cour d’assises, Cédric Jubillar, 38 ans, a conduit les enquêteurs sur le lieu où il avait dissimulé le cadavre de son épouse dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, en lisière d’un bois, à environ 10 kilomètres de la maison familiale de Cagnac-les-Mines.

A cet endroit, les gendarmes ont découvert des ossements. Leur analyse ADN a permis de les identifier comme appartenant à Delphine Aussaguel, mère de leurs deux enfants, qui travaillait comme infirmière de nuit dans une clinique d’Albi quand elle a disparu.

Jusqu’à ses révélations, d’abord dans une lettre à ses avocats, puis devant une magistrate, Cédric Jubillar a nié pendant cinq ans et demi toute responsabilité dans la disparition, y compris devant la cour d’assises du Tarn, qui l’a cependant condamné en 2025 à trente ans de réclusion criminelle.

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